La résistance

Le 1er septembre 1939, la Pologne vient d’être envahie.

Le 1er septembre 1939, la Pologne vient d’être envahie.

La France affiche l’ordre de mobilisation générale. Le 3 septembre, face au refus de mettre fin aux hostilités en Pologne, l’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Le 28 septembre 1939, le Reich et l’Union Soviétique se partagent la Pologne.
L’année 1940, c’est la démission en France du ministère Daladier, le 20 mars

L’année 1940, c’est la démission en France du ministère Daladier, le 20 mars

Le 9 avril, l’Allemagne envahit le Danemark et la Norvège. Le 10 mai, c’est au tour de la Belgique et des Pays-Bas. Les nouvelles de l’avancée des troupes allemandes et le début de l’invasion poussent sur les routes des milliers de Français.
Régiment d’active, le 32ème RI, en garnison à Tours, est mis sur pied de guerre le 25 août 1939.

Régiment d’active, le 32ème RI, en garnison à Tours, est mis sur pied de guerre le 25 août 1939.


Les réservistes sont rappelés pour compléter les effectifs. Les premiers combats ont lieu en SARRE (septembre 1939) puis sur la LAUTER entre WISSEMBOURG et LAUTERBOURG (octobre 1939) sur le Rhin et au nord de Strasbourg. Le régiment est relevé le 15 février 1940 et rejoint une zone de repos en Haute marne.C’est la drôle de guerre. Le 16 mai 1940, le 32e RI gagne ses positions entre Chauny et Tergnier. Les Allemands ont déjà traversé l’Oise au nord-est de Saint-Quentin et se dirigent vers Tergnier. Les premiers éléments du 32e RI débarquent à Chauny le 18 mai vers 4 heures. Dès leur arrivée, les unités sont réparties sur le terrain. Leur mission est d’interdire à l’ennemi le franchissement du canal Crozat entre Mennessis et Viry-Noureuil soit un front de 10 kilomètres. Le PC du régiment est installé à Noureuil puis au château du ROUEZ. Le 1er bataillon est en réserve avec ses 1ère et 3ème compagnies ; la 2ème compagnie défend Noureuil. Le 2ème bataillon est en position sur le canal entre le cimetière de Mennessis et le pont de Quessy. Le 3ème bataillon doit tenir de Quessy au pont de Condren. Aucun pont n’est miné. Ils ne le seront que le 19 mai après que le 32ème RI aura récupéré des explosifs y compris ceux abandonnés par les Allemands au pont de Mennessis. Dans la journée du 18 mai, les premiers éléments ennemis arrivent au pont de Mennessis, les combats seront soutenus jusqu’au 22 mai. Le front se stabilise le long du canal. Des patrouilles sont effectuées. L’ennemi a installé des tireurs dans les arbres et les maisons. Chaque jour le 32ème a des tués et des blessés. Le 5 juin, vers 4 heures, les premières lignes sont soumises à un intense bombardement par l’artillerie et les stukas. De nombreux soldats du 32ème RI sont tués ou blessés, les autres sont abasourdis. Camouflés par des tirs de fumigènes, les fantassins allemands franchissent le canal par tous les moyens : à la nage, passerelles, canots pneumatiques… Ils s’infiltrent d’une part entre Mennessis et Tergnier et d’autre part entre Vouel et Viry-Noureuil. Les combats font rage toute la journée. Après de violentes contre-attaques, le 32ème se rétablit sur le canal en fin de journée. Les pertes ont été lourdes : plus de 100 tués, 90 blessés. Mais l’ennemi a subi des pertes plus considérables : plus de 200 tués, au moins 180 prisonniers et un matériel important a été capturé. Le 6 juin, l’ennemi ne réagissait pas. Le 32ème renforçait ses abris. Les barricades, les bouchons de mines se multipliaient. Les morts et les blessés étaient relevés. Hélas la nuit du 6 au 7 juin devait faire disparaître ce bel optimisme. La 7ème Panzer division de Rommel avait franchi la Somme ; le 7 juin, elle sera à Rouen. L’ordre de repli pour la fatale retraite était donné à 3 heures et jetait parmi les soldats la stupeur et le désespoir.Résumé du Lieutenant-Colonel Henri Caron.2010
Tergnier sous l'occupation

Tergnier sous l'occupation


Le 22 juin 1940, la France signe l'Armistice (vidéo disponible).
 
La ville de Tergnier se trouve à la frontière entre la zone occupée et la zone interdite. Les troupes allemandes sont omniprésentes.

Tergnier constitue un noeud ferroviaire stratégique et de ce fait, subit les bombardements allemands dès mai 1940, puis ceux de la Royal Air Force et ceux de l'US Air Force. Courant 1943 la ville était en partie détruite.

Nombreuses furent les actions menées par la résistance dans cette commune, contre le matériel roulant de la SNCF.
Les différentes organisations de la résistance

Les différentes organisations de la résistance

Les mouvements et les réseaux
Les réseaux (Comète, Buckmaster, Bourgogne,..) étaient dirigés par des états-majors français ou alliés situés hors de France, ils avaient pour mission d’aider ces états-majors par des actions très spécialisées : le renseignement, le sabotage et les filières d’évasion.

Les mouvements (OCM, Libération-Nord, FTPF,..) étaient dirigés depuis la France et avaient pour objectif d’impliquer le plus possible la population dans la lutte armée. Les mouvements comme les réseaux pratiquaient les activités «militaires», mais ils ont aussi développé leurs côtés «civils», c’est-à-dire, diffuser un journal clandestin par exemple, s’occuper des jeunes fuyant le STO ou «humanitaire» comme sauver des juifs. Résistances «militaires» et «civiles» sont très liées jusqu’au contact avec la France Libre qui exige une séparation entre les deux pour des raisons de sécurité.

Il faut préciser que la plupart des résistants ont commencé par pratiquer des activités militaires et civiles dans des petits groupes formés localement (ramassage d’armes, aide aux prisonniers évadés, …). Ils se sont ensuite rattachés à un autre petit groupe. L’engagement dans un mouvement ou un autre se fait parfois par une simple rencontre avec un collègue de travail, un ancien camarade de classe.
L'aide aux personnes pourchassées

L'aide aux personnes pourchassées

L'aide aux aviateurs alliés abattus sur le territoire français.
Le carnet de bord du pilote Peter White

Le carnet de bord du pilote Peter White


Pilote de l'avion qui s'est écrasé à Commenchon dans la nuit du 16 au 17 avril 1943. L'avion était un short STIRLING Mk III BK 725 WP-M du 90ème Squadron rattaché au Bomber Command et basé sur le terrain de Ridgwell (Grande-Bretagne). L'équipage revenait d'une opération de bombardement sur la ville de Mannheim lorsqu'il fut touché au dessus de Laon. La résistance porte assistance aux membres de l'équipage tous vivants mais pour certains grièvement blessés. Les membres de l'équipage étaient: Edward Phillips, Andrew Smith, Donald G. Ross, Reginald Gaisford, John B. Ford, John Fitzgerald et Peter White. Du fait de ses graves blessures Peter White est le seul laissé sur le lieu du crash, il sera fait prisonnier et envoyé dans un camp de prisonniers en Allemagne. Les rescapés après avoir été soignés partent avec la ligne d'évasion Comète le 13 mai et le 17 mai 1943.

Le Bureau des opérations aériennes

Service de la France Libre, chargé du repérage et du référencement des terrains de parachutage et d'atterrissage. Ils se chargent ensuite de la répartition des réceptions de parachutages et du matériel reçu.
Arnaud Bisson : chef départemental du bureau des opérations aériennes de l'Aisne

Arnaud Bisson : chef départemental du bureau des opérations aériennes de l'Aisne


Henry, Dupré, Demouy ou Meunier selon le cas ou le lieu ; tels étaient les noms de guerre de cet homme d’exception que fut Arnaud BISSON, originaire de Noailles dans l’Oise où il était né le 8 mai 1909, fut le chef départemental du B.O.A jusqu’au 30 juin 1944, date à laquelle il trouva la mort à Sains-Richaumont village de la Thiérache. Appelé lors de la déclaration de guerre à servir dans l’artillerie à LA FERE , fait prisonnier, il s’évada avec une bicyclette volée aux Allemands et rejoignit sa famille. Il devint exploitant forestier, sur son chantier où il fabriquait du charbon de bois, il embaucha des jeunes gens requis pour le S.T.O. Officier, soldat de l’armée moderne de la démocratie, partageant les misères, les risques, les peines et les joies de ses hommes, il savait se faire aimer d’eux et fut un véritable meneur d’hommes. Dès 1942, il entre par nature en résistance, dans sa région de l’Oise, il organisa des groupes de patriotes qui comme lui n’acceptèrent pas l’invasion germanique et la trahison du gouvernement de Vichy. En avril 1943, il est contacté par un envoyé du général de Gaulle, un officier du BCRA venu de Londres. Le 30 juin 1943, après trois mois d’une activité intense, des arrestations ont lieu dans son secteur, il y échappe de justesse et doit fuir l’Oise, son épouse et ses trois enfants sont gardés et surveillés par les Allemands. Grâce et avec l’aide d’amis sûrs et dévoués, la famille BISSON réussit à tromper la vigilance des gardes allemands et se rend à Paris où elle entre en liaison avec un agent de liaison de Jean-Pierre DESHAYES alias « Fric » qui les dirige vers Saint-Quentin où elle retrouve Arnaud BISSON, celui-ci ayant trouvé refuge chez un ami appartenant au BOA , Monsieur LEBLANC Arthur alias « Jérôme » puis toute la famille est hébergée par Monsieur BAUCHART ensuite ce sont Monsieur et Madame BOUVARD rue de la mutualité qui accueillent la famille BISSON, durant quelques mois, ils sont reçus chez Monsieur et Madame BRICOURT Edmond à Gouy. Madame BISSON et leurs enfants se réfugient quelques temps à Reims où quelques fois son mari les rejoint. A .BISSON organise le secteur A5 avec la collaboration du docteur Claude MAIRESSE, cherchant à entrer en contact avec le BOA nord, ce qui se passe en septembre 1943. A partir de cette date, A.BISSON se dépense sans compter pour organiser, secteur par secteur, le département de l’Aisne, avec des équipes de parachutages, pour grouper autour de lui des cadres compétents. Il demande à son épouse de sacrifier leur vie privée et familiale et délègue à Madame BUISSON la charge de l’éducation de leurs enfants, lui laissant ainsi sa liberté de mouvement dû à son activité de résistance. A Saint-Quentin, A.BISSON s’entoure d’hommes dynamiques ayant le même esprit et la même conception d’une organisation moderne et tous les transports, toutes les liaisons sont motorisées. A l’annonce le 6 juin 1944, du débarquement des troupes alliées sur les côtes normandes, il prendra avec une vingtaine de ses hommes , le maquis de Saint-Algis…
Fernande Puille bureau des opérations aériennes de la Somme

Fernande Puille bureau des opérations aériennes de la Somme

Géo Puille chef du bureau des opérations aériennes  de la Somme Région A1

Géo Puille chef du bureau des opérations aériennes de la Somme Région A1